Mérignies, un village au cœur de la Pévèle

Tuiles Romaines

La découverte des tuiles romaines dans les murs en chevron de l'église semble indiquer une implantation humaine à l'époque gallo-romaine. Aucune découverte archéologique ne témoigne d'une implantation humaine avant cette époque même si le site, proche d'un cours d'eau et au coeur de terres fertiles semble tout à fait adapté aux besoins des premières populations sédentaires dans nos régions. L'existence du petit village de Merennus est attesté en 1164. Les terres appartiennent alors aux châtelains de Lille qui restent les seigneurs jusqu'en 1440 date à laquelle la seigneurie est vendue à la famille de Tenremonde.La découverte des tuiles romaines dans les murs en chevron de l'église semble indiquer une implantation humaine à l'époque gallo-romaine. Aucune découverte archéologique ne témoigne d'une implantation humaine avant cette époque même si le site, proche d'un cours d'eau et au coeur de terres fertiles semble tout à fait adapté aux besoins des premières populations sédentaires dans nos régions. L'existence du petit village de Merennus est attesté en 1164. Les terres appartiennent alors aux châtelains de Lille qui restent les seigneurs jusqu'en 1440 date à laquelle la seigneurie est vendue à la famille de Tenremonde.La découverte des tuiles romaines dans les murs en chevron de l'église semble indiquer une implantation humaine à l'époque gallo-romaine. Aucune découverte archéologique ne témoigne d'une implantation humaine avant cette époque même si le site, proche d'un cours d'eau et au coeur de terres fertiles semble tout à fait adapté aux besoins des premières populations sédentaires dans nos régions. L'existence du petit village de Merennus est attesté en 1164. Les terres appartiennent alors aux châtelains de Lille qui restent les seigneurs jusqu'en 1440 date à laquelle la seigneurie est vendue à la famille de Tenremonde.

Blason

Plumeté d'or et de sable ( le sable est la couleur noire en héraldique)

Il s'agit des armoiries de la famille Tenremonde. Ce blason est attesté dans les manuscrits depuis 1417.
Ces armoiries ont été adoptées par la commune de Mérignies au début du XXème siècle sous l'impulsion du chanoine Leuridan, actif président de la commission d'héraldique du Pas de Calais.

Saint-Amand

Saint-Amand, le Saint Patron

Né en Aquitaine au VIème siècle, après des séjours à l’île d’Yeu, il vit 15 ans dans une cellule de la cathédrale de Bourges. Après deux voyages à Rome, il entreprend l’évangélisation des Flandres. Nommé évêque en 630, il parcourt et évangélise les régions d’Anvers et de Gand à partir de l’abbaye d’Elnone qui deviendra par la suite la ville de Saint-Amand.
Saint-Amand meurt en 679.
Dagobert donnera en 639 à l’abbaye d’Elnone un domaine de 9000 Ha dont plusieurs villages de la Pévèle. Il existe quatre églises placées sous le vocable de ce saint régional qui est le premier abbé fondateur dans la région de la Pévèle.

 

Pour une information plus complète sur l’histoire de l’église, nous vous invitons à consulter en médiathèque les documents rédigés par M Bernard Béghyn de la société historique Mérignies et son passé dont des extraits ont servis à la rédaction cet article.

Eglise

L’église Saint-Amand XII-XIX siècle

Une mention est faite de l’église dès 1080 dans un acte officiel. Aucune fouille, aucun écrit ne permet d’établir l’origine de l’église, ni son existence avant le IXème siècle. Il semble que les fondations remontent au XIIème siècle. La partie la plus ancienne se trouve en façade Est. On y voit des murs en gros moellons de pierre de Pelve, provenant de Mons en Pévèle, entre lesquels sont inserrées des tuiles et des carreaux d’arase d’origine gallo-romaine. Maintenant visibles à l’intérieur et à l’extérieur, ces murs seraient parmi les plus anciens de la région. 

Placé sur un terrain élevé, entre trois routes, ce sanctuaire en rouge barre appartient jusqu’à la révolution à l’abbaye de Saint-Vaast d’Arras qui possède également Mons en Pévèle. L’église est détruite à plusieurs reprises par des incendies dont le plus récent date de 1988.
Le bâtiment actuel date en majeure partie du XIXème siècle et son clocher de 1902. 

La restauration entreprise après le dernier incendie , redonna à l’église son aspect historique antérieur. Les toits sont débarrassés des pas de moineaux, l’ardoise remplace les tuiles et recouvre alors les pans avec la simplicité d’origine. A l’intérieur les enduits sont retirés laissant apparaître les débris antiques de la façade romane, les dégradations des colonnes dues aux dégradations du temps et des mutilations des chapiteaux lors des travaux de 1902. Les combles des appentis ont été refaits en laissant apparentes les structures de bois. Enfin en 2002, le clocher a totalement été ravalé et équipé de quatre horloges et d’un éclairage particulier.

Pour une information plus complète sur l’histoire de l’église, nous vous invitons à consulter en médiathèque les documents rédigés par M Bernard Beghyn de la société historique Mérignies et son passé dont des extraits ont servis à la rédaction cet article.

Ecurie Château de la Rosée

Château de la Rosée

Les Tenremonde fondent un château en 1640 dont les vestiges des communs et des écuries sont encore visibles aujourd’hui dans le château dit de la Rosée. Cette puissante famille voit son nom associé à l’histoire du village jusqu’en 1864. Mérignies compta des administrateurs renommés comme Gilbert de Tenremonde qui fut bailli de Lille, Antoine de Tenremonde qui contribua à la rédaction des lois et coutumes de Lille en 1540 ou Pierre Petitpas qui devint grand prévôt de Tournai en 1585.

La Bataille de Mons en Pévèle

La Bataille de Mons en Pévèle

Certains indices ,comme la toponymie, portent à croire que la fameuse bataille de Mons en Pévèle en 1304, pendant laquelle Philippe le Bel défait les armées flamandes, se déroule en grande partie sur le territoire de Mérignies. Au cour du moyen-âge, Mérignies voit s’élever plusieurs châteaux sur son territoire. L’un des rares témoins de l’histoire industrielle de Mérignies encore visible aujourd’hui est la tour d’un moulin à vent.(voir ci-dessous)

Récit de la Bataille (source Nord Découverte)

La plaine qui s’étend aux pieds du village est marquée par le souvenir d’une des grandes batailles de l’histoire de France. La bataille de Mons-en-Pévèle. Le mardi 18 août 1304, malgré plusieurs jours de négociations, le combat s’engage entre l’armée de Philippe le Bel et les troupes flamandes retranchées sur les hauteurs de Mons-en-Pévèle. Les forces flamandes sont essentiellement des fantassins. Forcés de combattre en plaine, les pertes sont nombreuses face aux armes de jets et aux cavaliers français. Les Français vont jouer une autre carte : En prenant le contrôle du ravitaillement des adversaires, ils les privent ainsi d’eau et de nourritures, essentiels en ce jour d’été caniculaire.

A la fin de la journée, une pause est acceptée. Une partie des combattants flamands, épuisés, décide de se replier sur Lille. D’autres de tenter alors un baroud d’honneur : un groupe attaque le camp royal. Philippe Le Bel se retrouve seul, au milieu d’une cinquantaine de ses hommes seulement. Après un combat acharné, il réussit à se dégager. Les combattants Flamands se replient sur le village de Mons-en-Pévèle puis quittent leur camp pour rejoindre Lille. Les troupes françaises sont victorieuses, mais les pertes en vies humaines sont lourdes. On parle de plus de 300 chevaliers côtés français et plus de 5000 hommes côté flamand. Près de l’ancienne cense abbatiale, la statue de ND de la Poterie rappelle le vœu fait par les soldats brugeois en remerciement d’avoir la vie sauve.

Beaucoup d’historiens ont commenté cette étonnante victoire et les raisons des replis successifs des combattants Flamands. On dit aussi que le contrôle par les troupes française du seul point d’eau du village, la légendaire fontaine Saint-Jean, a été déterminant. Mais l’histoire retient la victoire de Philippe Le Bel. Et c’est désormais à la toute nouvelle salle des Batailles de Mons-en-Pévèle que ces faits d’armes sont reconstitués avec beaucoup de soin.

La Tour du Moulin de la Rosière 1874

La Tour du Moulin de la Rosière 1874

Cette tour est l’unique vestige des trois moulins à vent en activité à Mérignies, jusqu’au début du XXè siècle. De briques, la tour est fixe. La partie haute,aujourd’hui disparue,supporte les ailes. Elle est en bois et pivote pour apporter les ailes face au vent. Le moulin sert à moudre le grain en farine. Ce monument pourrait être restauré un jour.

 

Informations Complémentaires

Mérignies — Wikipédia (wikipedia.org)