Histoire de Mérignies :

Mérignies, un village au coeur de la Pévèle

 

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DSCN1572 [internet nouveau site]La découverte des tuiles romaines dans les murs en chevron de l’église semble indiquer une implantation humaine à l’époque gallo-romaine. Aucune découverte archéologique ne témoigne d’une implantation humaine avant cette époque même si le site, proche d’un cours d’eau et au coeur de terres fertiles semble tout à fait adapté aux besoins des premières populations sédentaires dans nos régions. L’existence du petit village de Merennus est attesté en 1164. Les terres appartiennent alors aux châtelains de Lille qui restent les seigneurs jusqu’en 1440 date à laquelle la seigneurie est vendue à la famille de Tenremonde.

Les Tenremonde fondent un château en 1640 dont les vestiges des communs et des écuries sont encore visibles aujourd’hui dans le château dit de la Rosée. Cette puissante famille voit son nom associé à l’histoire du village jusqu’en 1864. Mérignies compta des administrateurs renommés comme Gilbert de Tenremonde qui fut bailli de Lille, Antoine de Tenremonde qui contribua à la rédaction des lois et coutumes de Lille en 1540 ou Pierre Petitpas qui devint grand prévost de Tournai en 1585.

Certains indices ,comme la toponymie, portent à croire que la fameuse bataille de Mons en Pévèle en 1304, pendant laquelle Philippe le Bel défait les armées flamandes, se déroule en grande partie sur le territoire de Mérignies. Au cour du moyen-âge, Mérignies voit s’élever plusieurs châteaux sur son territoire. L’un des rares témoins de l’histoire industrielle de Mérignies encore visible aujourd’hui est la tour d’un moulin à vent.

Mérignies conserve un charme rural indéniable et une partie de son activité agricole. De part sa proximité de Lille et des grands axes de communication, Elle est devenue un village résidentiel dont la population ne cesse d’augmenter.

Source: histoire des Communes du Nord ed Flohic

Le blason de Mérignies :blason

Plumeté d’or et de sable ( le sable est la couleur noire en héraldique)

Il s’agit des armoiries de la famille Tenremonde. Ce blason est attesté dans les manuscrits depuis 1417.
Ces armoiries ont été adoptées par la commune de Mérignies au début du XXème siècle sous l’impulsion du chanoine Leuridan, actif président de la commission d’héraldique du Pas de Calais.


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Tour du moulin de la Rosière 1874

Moulin de la Rosière

Cette tour est l’unique vestige des trois moulins à vent en activité à Mérignies, jusqu’au début du XXè siècle. De briques, la tour est fixe. La partie haute,aujourd’hui disparue,supporte les ailes. Elle est en bois et pivote pour apporter les ailes face au vent. Le moulin sert à moudre le grain en farine. Ce monument pourrait être restauré un jour.

 

 

 

 

 

L’église Saint-Amand XII-XIX siècles

Une mention est faite de l’église dès 1080 dans un acte officiel. Aucune fouille, aucun écrit ne permet d’établir l’origine de l’église, ni son existence avant le IX ème siecle.Il semble que les fondations remontent au XIIème siécle. La partie la plus ancienne se trouve en façade Est. On y voit des murs en gros moellons de pierre de Pelve, provenant de Mons en Pévèle, entre lesquels sont inserrés des tuiles et des carreaux d’arase d’origine gallo-romaine. Maintenant visibles à l’intérieur et à l’extérieur, ces murs seraient parmi les plus anciens de la région.église  Saint-Amand

 

Placé sur un terrain élevé,entre trois routes ce sanctuaire en rouge barre appartient jusqu’à la révolution à l’abbaye de Saint-Vaast d’Arras qui possède également Mons en Pévèle.L’église est détruite à plusieurs reprises par des incendies dont le plus récent date de 1988.
Le bâtiment actuel date en majeure partie du XIXème siécle et son clocher de 1902.

 

La restauration entreprise après le dernier incendie , redonna à l’église son aspect historique antérieur. Les toits sont débarrassés des pas de moineaux, l’ardoise remplace les tuiles et recouvre alors les pans avec la simplicité d’origine. A l’intérieur les enduits sont retirés laissant apparaître les débris antiques de la façade romane, les dégradations des colonnes dues aux dégradations du temps et des mutilations des chapiteaux lors des travaux de 1902. Les combles des appentis ont été refaits en laissant apparentes les structures de bois.Enfin en 2002, le clocher a totalement été ravalé et équipé de quatre horloges et d’un éclairage particulier.

 

Saint-Amand: Le Saint-Patron

Né en Aquitaine au VIème siècle, après des séjours à l’île d’Yeu, il vit 15 ans dans une cellule de la cathédrale de Bourges. Après deux voyages à Rome, il entreprend l’évangélisation des Flandres. Nommé évêque en 630, il parcourt et évangélise les régions d’Anvers et de Gand à partir de l’abbaye d’Elnone qui deviendra par la suite la ville de Saint-Amand.Saint-Amand
Saint-Amand meurt en 679.
Dagobert donnera en 639 à l’abbaye d’Elnone un domaine de 9000 Ha dont plusieurs villages de la Pévèle. Il existe quatre églises placées sous le vocable de ce saint régional qui est le premier abbé fondateur dans la région de la Pévèle.

 

Pour une information plus complète sur l’histoire de l’église, nous vous invitons à consulter en médiathèque les documents rédigés par M Bernard Béghyn de la société historique Mérignies et son passé dont des extraits ont servis à la rédaction cet article.

 

 

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